Eh hop laaaa ! Je switche de PC, je change de casquette, je vais écrire un article !!! 😀

Tu n’es peut-être pas sans savoir que je suis en pleine reconversion professionnelle. Mais pour pouvoir continuer à payer les factures, je suis toujours à mon poste d’ingénieur.

Donc là je viens tout juste de changer littéralement de PC : je suis passée de mon PC pro à mon PC perso pour pouvoir écrire.

En fait, j’ai eu un éclair d’idée : et si j’écrivais sur comment reconnaitre ses besoins pour garder un minimum de mood « heureux » dans ma vie ?

Haha, si tu ne comprends rien, t’inquiètes ! Je vais t’expliquer ce qui m’est passé par la tête.

A un moment, il faut dire STOP

Comme je te le disais, j’étais en train de travailler sur mon ordi professionnel quand j’ai eu soudain BESOIN de changer d’activité.

Je ne te parle pas d’un besoin quelconque. Je te parle de celui où tu te dis : « Ok stop ! Là il faut que je passe à autre chose ».

Est-ce que tu vois de quoi je parle ?

Est-ce que toi aussi ça t’arrive de t’arrêter en plein travail, activité, loisir, ou autre, et de te dire qu’il faut absolument que tu arrêtes pour faire autre chose ?

C’est exactement ce qui vient de m’arriver !

Et comme changement d’activité, j’ai décidé de faire un article sur mon besoin de changement d’activité ! Héhé, une pierre deux coups.

Bon alors, organisons un peu la pensée.

Qu’y a-t-il derrière un « craquage » ?

Les messages du corps et de l’esprit

Déjà de un, que signifient ces moments où on « craque », où on dit stop ?

Lorsque tu ressens ce besoin profond d’arrêter ce que tu fais pour passer à autre chose, ton corps et ton esprit sont en train de te faire passer un message essentiel :

« J’ai besoin d’autre chose pour aller bien »

Ou encore,

« Je passe trop de temps à faire quelque chose qui ne répond pas à mon besoin, qui devient de plus en plus urgent soit dit en passant »

En fait, ce fameux moment de « craquage » est un des derniers signes que t’envoient ton corps et ton esprit : avant il fait pleiiiiin d’autres choses, mais que tu n’as pas l’habitude d’écouter sérieusement.

Ils :

  • te distraient : ce sont les moments où tu es fasciné par la mouche qui vole à côté, etc.
  • te font procrastiner : ce sont les moments où tu traines sur ton activité, où tu repousses toujours à plus tard, etc.
  • t’envoient des messages physiologiques : ce sont les moments où tout d’un coup tu as envie de manger un truc (alors que tu n’as pas forcément faim hein), ou d’aller faire pipi 5 fois à la minute, etc.
  • t’envoient des messages émotionnels : tu es déprimé·e face à ton activité à faire, ou en colère contre toi parce que tu devrais avoir fini mais tu continues de procrastiner, etc.

Si tu n’écoutes pas ces messages et que tu te forces à continuer ton activité (ou du moins à essayer de continuer tant bien que mal hein), tu vas arriver au point fatidique où ton corps et ton esprit te dira « STOP » !!!!

Un des « stop » que j’ai cité est le fameux « sentiment d’en avoir ta claque » et « d’abandonner » pour faire autre chose (qui m’est arrivé à l’instant).

Un autre « stop » c’est le très célèbre pétage de câble, avec parfois des crises de nerfs et de larmes.

Un autre encore c’est la fatigue extrême, ou la maladie (oui oui, j’te jure c’est parfaitement vrai !)

Quand ça dit stop, il faut arrêter

Et l’erreur qu’on fait à chaque fois qu’on arrive à ces stades, c’est qu’on continue à ne pas écouter en faisant l’autruche :

On va se terrer dans un coin, à regarder la télé ou les réseaux sociaux pour « évader son esprit » et « décompresser ».

ERREUR !!

Premièrement : faire l’autruche en lobotomisant son cerveau devant un écran est tout SAUF un moyen de s’évader et de décompresser, même si c’est l’impression que ça donne sur le moment.

Deuxièmement : lorsque ton corps et ton esprit te disent stop, cela signifie qu’ils ont un ou des besoins à assouvir en urgence pour ta santé mentale, physique, pour ton bonheur, bref pour que tu sois bien en général. Donc il faut chercher à savoir quels sont ces besoins avant tout !

Et cela m’amène au point 2 :

Des besoins ? Mais quels besoins ?

De deux, maintenant qu’on sait ce que le craquage signifie, il faut s’intéresser aux fameux besoins inassouvis.

Tu sais bien qu’on a tous des envies, désirs, besoins à combler pour avoir le sentiment d’une vie équilibrée et heureuse.

Prenons un exemple

Je vais prendre un exemple simple pour te faire comprendre ma pensée : le besoin de se nourrir.

En gros, imagine que t’as hyper la dalle. Mais que tu ne peux pas manger pendant un bon moment.

Tu vas finir par te sentir mal, tu vas péter un câble, bref tu ne seras pas bien jusqu’à ce que tu manges.

Pour que tu reconnaisses ce besoin de manger, ton esprit et ton corps t’envoie des messages : gargouillis dans le ventre, pensées de plus en plus fréquentes pour la nourriture, etc.

Donc le processus est :

Besoin de manger -> Envoie de messages par le corps et l’esprit -> reconnaissance du message -> besoin assouvis en mangeant.

Eh bien figure toi que ce processus est exactement le même pour TOUS les besoins !!!!!

Pour reprendre mon exemple du départ, je te disais que juste, avant d’écrire cet article, j’ai eu un énorme « STOP » en tête qui m’a fait arrêter de bosser sur mon activité d’ingénieure.

En fait, en prenant du recul, je m’obstinais à continuer le travail d’ingénieur, alors que j’avais un besoin à assouvir : celui de changer régulièrement d’activité.

Oui, tu as bien lu : j’avais juste besoin d’apporter un changement. N’importe lequel !

Cela me vient de ma base Rebelle (voir l’article sur les tests de personnalité pour comprendre), qui a sans cesse besoin de changement et de nouveauté !

Donc, voici le processus qui s’est déroulé :

J’ai besoin de changement -> je commence à être distraite et à vouloir procrastiner -> je n’écoute pas ces indicateurs et je m’obstine à me motiver pour finir mes tâches liées à mon boulot d’ingénieur -> je commence à avoir mal à la tête -> je n’écoute toujours pas et je finis même une tâche -> et là bim, grosse sensation intérieure de « STOP MAINTENANT » -> ok c’est bon, j’écoute, je ferme mon PC pro, et je réfléchis à ce dont j’ai besoin : la réponse est évidente, je vais écrire un article sur ce que je viens de vivre -> disparition du mal de tête -> disparition de la distraction -> besoin assouvi !

Ce qu’il y a à retenir

Il y a ici deux points intéressants :

Il faut savoir s’écouter

Le premier est que le simple fait de changer d’activité, et pas forcément de format (je suis toujours au même bureau, et je bosse sur un ordi) a été suffisant pour que je retrouve ma motivation et une sensation de bien-être intérieur.

A noter que le besoin demande parfois plus qu’un simple petit changement. Pour ça il faut s’écouter, faire comme j’ai fait : prendre du recul et réfléchir à ce qu’on a vraiment envie de faire.

Comprends bien que si la réponse à ma réflexion avait été « sortir de chez moi et me balader tranquillement » et qu’à la place je me serais dit qu’écrire un article serait suffisant, je me serais complètement trompée, et mon corps et mon esprit m’auraient renvoyé des messages pour que j’arrête et que je décide d’aller me balader dehors !

Tu comprends mieux l’importance de s’écouter et de savoir ce dont on a réellement besoin ?

Tu comprends mieux aussi pourquoi tu as quand même toujours mal à la tête alors que tu fais autre chose ? Pourquoi tu es toujours aussi distrait·e ?

Besoins assouvis = disparition des messages

La deuxième chose intéressante dans mon processus est qu’une fois que j’ai répondu à mon vrai besoin, les messages de mon corps ont disparus un à un :

Je n’ai plus eu mal à la tête.

J’ai arrêté d’être distraite et de procrastiner.

Là il s’agit de messages simples, donc on se dit que ne pas y porter attention n’impliquera pas de graves conséquences.

Et pourtant !

Il y a une chose ULTRA IMPORTANTE qu’on ne sait pas ou qu’on oublie :

Tant qu’un besoin n’est pas assouvi, le corps et l’esprit nous enverront toujours des messages pour nous faire comprendre qu’il y a un besoin à assouvir.

Et plus on attend pour assouvir ce besoin, plus les messages deviennent forts.

(Exemple de messages forts : Stress, dépression, angoisse, insomnie, etc.)

Maintenant essaye de penser à tous les petits ou gros soucis qui apparaissent dans la journée ou dans la semaine et qui restent : il se pourrait qu’il s’agisse de messages de ton corps ou ton esprit qui essaient de te dire que tu as des besoins inassouvis !

Quand on comprend ça, on se pose plus de questions sur « ce mal de dos qui persiste » ou sur « les insomnies qui reviennent ».

La bonne nouvelle, c’est qu’il « suffit » de trouver les besoins cachés derrière ces messages pour que ceux-ci disparaissent.

Reconnaitre un besoin et l’assouvir

Alors comment on fait ? 😊

A mon sens, il y a 3 choses à savoir, faire ou savoir-faire :

  • Apprendre à se connaitre : faire des tests de personnalité qui peuvent t’apprendre des choses sur toi ou sur tes besoins, ou être attentif à ce que tu aimes faire et qui te procure du bien-être.
  • Apprendre à se reconnecter à soi-même, à reconnaitre et écouter ses sensations.
  • Connaitre tous les besoins qui existent : oui tout à fait ! Des fois on ne sait pas mettre les mots sur ce dont on a besoin tout simplement parce qu’on ne sait pas que c’est un besoin ! J’ai fait une liste de nos besoins principaux pour t’aider  : clique-ici pour la télécharger 😉
  • Faire la liste de ce qui nous rend heureux : à noter que les besoins à assouvir ont pour but de se sentir bien. Donc inversement, si on cherche les choses qui nous rendent régulièrement heureux, c’est qu’il y a un besoin associé ! 😉

Au fur et à mesure qu’on arrive à faire tout, il me semble bon d’appliquer ces 2 points :

  • Si tu as pu repérer des besoins récurrents : il faut mettre en place des solutions dans ta vie qui combleront régulièrement ce besoin.

Exemple :

Besoin d’ordre :

-> fixer un moment dans la journée pour ranger la maison (en se faisant aider si possible et/ou si besoin)

-> trier/vider sa boite mail une fois par semaine

  • Si ton corps et ton esprit t’envoient des messages récurrents : il faut essayer de les associer à des besoins pour pouvoir les reconnaitre au plus tôt et les assouvir.

Exemple :

Chez moi, mal de tête = je fais quelque chose qui ne me plait pas depuis trop longtemps et qui me demande trop de concentration.

Besoin caché : faire une activité qui m’épanouit et qui ne me prend pas la tête.

Donc à chaque que je commence à avoir ce mal de tête, je sais qu’il faut que je passe à autre chose rapidement !

Attention, point important !

Une dernière chose qui me parait cruciale : ne lutte pas !

Arrête de lutter contre ton esprit et ton corps, ils gagneront toujours, sache-le !

Fais leur confiance, écoutes-les, ils savent mieux que toi ce qui est bon pour toi.

Tu vas me dire que si tu t’écoutes alors tu ne travailles plus, tu regardes des séries toute la journée et tu bouffes n’importe quoi H24.

C’est FAUX !!

Ça c’est justement ce qui se passe quand tu luttes trop longtemps !

Quand tu te forces constamment à faire des choses que tu ne veux pas ou qui ne t’épanouissent pas.

Tu focalises de plus en plus sur les solutions « faciles », comme te ruer sur la malbouffe, ou sur la télé, ou le téléphone.

Et tu as du coup l’impression que si on te laissait le choix, tu ne ferais que ça de toute ta vie.

Ce n’est qu’une impression, je t’assure !

Si tu écoutes ton corps et ton esprit, et que tu leur fais confiance, tu vas sûrement avoir un bon moment de farniente, de « je ne fais plus rien parce que j’en ai ma claque ».

Certes, c’est un moment à passer.

Mais tu vas vite revenir dans un mood où tu vas avoir envie de faire des choses qui te plaisent, qui te passionnent, qui te transcendent, qui t’épanouissent !

Car, ça fait partie de la nature humaine : être heureux et tout faire dans ce but.

 

 

Alors, quels sont tes besoins ?

Quels sont les messages que t’envoient ton corps et ton esprit ?

As-tu déjà mis en place certaines solutions ?

Dis-moi tout, je veux tout savoir ! 😊

 

 

Crédit photo : Alexis Fauvet

Elsa Chamant Agir, Comprendre, Tous mes articles

2 Replies

  1. Un excellent article qui devrait être diffusé au plus grand nombre tant ces notions sont essentielles.
    J’ajouterai que ce petit moment où on s’écoute permet de recharger les batteries de la motivation. Ainsi, on peut se remettre à la tâche problématique avec une efficacité décuplée, ce qui permet de la terminer plus tôt. Donc double bénéfice!

    1. Merci beaucoup ! 😀

      Oui c’est sûr que si on s’accorde plus des moments d’écoute et d’activités qu’on aime, on aura d’autant plus de courage pour faire celles qu’on n’aime pas ou moins (qui sont des fois un passage obligé) !

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