Au cours d’une discussion avec un de mes frères sur le sujet « être soi-même », je lui ai dit que j’avais posé une question sur ma page Facebook : « Comment sais-tu que tu es toi-même ? Quels sont tes indicateurs ? »

Cette question a littéralement fait buguer mon frère. Il a réfléchi pendant un long moment et m’a finalement dit qu’il n’arrivait pas à trouver de réponse.

Savoir répondre à la question

J’ai trouvé cela très intéressant ! Je voulais comprendre ce qui faisait que mon frère n’arrivait pas à répondre.

La question était-elle trop difficile ? Non, d’autres personnes m’ont répondue sans trop de problème…

Mon frère est-il trop jeune ? Non, j’ai discuté sur le sujet avec une plus jeune que lui et elle a réussi à répondre.

Difficile de répondre quand on a toujours été soi-même

Puis, j’ai enfin compris ! Mon frère n’arrive pas à répondre pour la simple et bonne raison qu’il n’a jamais été quelqu’un d’autre que lui-même !

Mon frère a toujours été lui-même dans sa vie ! Il n’a jamais fait l’expérience de jouer un rôle, de ne pas être lui.

Du coup, impossible pour lui de comprendre la problématique d’« être soi-même » car il n’a jamais fait l’expérience de « ne pas être soi-même ».

Et cela vaut pour tout : on ne se rend compte de la valeur de quelque chose ou de quelqu’un seulement quand on ne l’a plus, au moins une fois, dans sa vie, et qu’on fait l’expérience du manque, qui est plus ou moins intense.

Mon frère ne peut pas répondre à la question car il n’a jamais été « en manque » d’être lui. Pour lui, « être soi-même » c’est la base, c’est naturel, c’est même impossible autrement.

Quand on lui demande ses indicateurs, il ne peut que répondre « ben c’est être soi-même », haha !

Ah la la… si on pouvait tous être comme lui ça serait top !

En tout cas mon frère, si tu lis ces mots, je te souhaite de rester toi-même toute ta vie, et de ne laisser personne t’enlever cette liberté ! 🙂

 

Pour le reste du commun des mortels, la question se pose, haha. En tout cas, pour moi elle s’est posée !

Je me suis rendue compte qu’il y a des choses qui changent naturellement lorsque je suis moi-même, sans que je les mette en place consciemment.

Généralement, je me rends compte de ces choses quelques jours après. Je vous en fait la liste tout de suite ! 😉

Première chose : Je n’ai plus besoin de manger toutes les 5 minutes

Lorsque je ne suis pas moi-même

Si mon corps avait une règle, ça serait celle-là : « il faut manger quand ça ne va pas ». Du coup, la moindre chose, aussi minime soit-elle, qui me contrarie, m’ennuie, me rend triste, etc. va provoquer en moi un besoin de manger.

Alors évidemment, ce n’est pas quelque chose d’inné chez moi, ça s’est développé dans mon enfance. J’ai fait partie de ces enfants qu’on distrayait avec de la nourriture lorsque je pleurais.

Ça a fait de moi une adulte qui ne sait pas gérer ses émotions et qui mange au moindre souci ou stress.

Vous imaginez bien que, quand on n’est pas soi-même, il y a une frustration et un stress qui s’installent de façon continue.

Eh bien moi, dans ces moments-là, je mange. Non pas parce que j’ai faim ! Juste parce que je ne suis pas bien !

Si je devais vous décrire la journée type quand je ne suis pas moi-même, et donc quand je ne suis pas bien, ça serait une constante obsession de la nourriture.

Qu’est ce que je vais manger ce soir ? Qu’il y a-t-il dans le frigo ? Est-ce que je grossis si je mange ça ? Combien je vais peser sur la balance si je mange ça plutôt que ça ?

Bref, des questions autour de la nourriture et son impact. Et très sincèrement, ce n’est pas marrant à vivre du tout.

Cette obsession prend tout mon temps, toute mon énergie, et ne résout absolument rien au long terme ! Mes problèmes et mon mal être ne disparaissent pas pour autant… 🙁

Pourtant je vous assure que je vivrais très bien sans ce problème… je m’en passerai vraiment bien !

Mais l’éducation qu’on reçoit depuis tout petit est celle qui est la plus ancrée… c’est difficile voire impossible de se défaire de quelque chose qu’on a appris et eu l’habitude de faire depuis ses deux ans, n’est-ce pas !

Lorsque je suis moi-même

Mon obsession disparait littéralement ! Je vous l’assure ! Elle disparait ! 😀

Je n’ai plus envie de manger fréquemment, je ne me pose plus de questions ! Je mange quand j’ai faim, point barre. Et des fois, j’oublie même de manger (dans les cas où je suis tellement prise dans une activité qui me rend heureuse – l’écriture de cet article par exemple).

Je retrouve une relation saine avec la nourriture : celle de nourrir quand on a faim, et dans mon cas de me faire plaisir car j’aime la bonne nourriture ! La gastronomie est une passion (ceux qui sont abonnés à mon Instagram perso le savent bien, haha).

Deuxième chose : Je peux être concentrée pendant des heures !

Lorsque je ne suis pas moi-même

Je suis sûre et certaine que vous avez déjà eu ce problème : l’heure qui passe hypeeeeer lentement lorsqu’on fait quelque chose qu’on n’aime pas, ou quand on est dans une situation compliquée ou difficile.

C’est dingue le nombre de fois où je regarde l’heure et que le temps ne passe paaaaas.

Je dis assez souvent : « Ça fait une demi-heure que 5 min sont passées ».

Ce moment horrible où tu te dis « cool, là il y a au moins une demi-heure qui est passée » et quand tu regardes ta montre, ça ne fait que 5 min. 5 petites minutes de rien du tout qui t’ont parues aussi longue qu’une demi-heure.

Mais le problème se situe surtout au niveau de la concentration : en fait, dans ces moments-là, je ne suis capable de me concentrer que 5 pauvres minutes. Bon ok j’exagère, des fois je peux aller jusqu’à 20 minutes, haha.

Mais sincèrement, avoir besoin d’une pause toutes les 20 minutes, c’est chaud pour travailler efficacement ! Et c’est frustrant, car je vois bien le temps que je perds à ne pas être concentrée.

Lorsque je suis moi-même

A l’inverse, quand je fais quelque chose qui me plait, quand je suis dans une situation où je peux être totalement moi-même, le temps passe à une vitesse !! Je n’ai plus aucune notion, je suis à fond, j’ai une concentration à toute épreuve !

Une fois, j’étais en train de travailler sur mon Blog. J’ai commencé à 18h30. Quand j’ai levé les yeux de mon PC, il était plus de minuit ! Je suis restée concentrée pendant plus de 5h !!!

D’ailleurs, c’est aussi ce jour là où j’ai oublié de manger, haha.

J’étais à fond, j’étais inarrêtable !

Troisième chose : J’ai le sommeil du juste

Lorsque je ne suis pas moi-même

Difficile de dormir quand on n’est pas bien n’est-ce pas ?

Difficile de dormir quand on ne se sent pas soi-même dans sa vie…

Dans mon cas, je ne savais plus trop ce qu’était un sommeil réparateur. J’avais un sommeil trop léger, je me réveillais plusieurs fois par nuit, et surtout, peu importe mon état de fatigue physique, je n’arrivais pas à m’endormir… il me fallait même avoir recours à des plantes calmantes pour pouvoir fermer l’œil parfois (en fait, souvent).

Lorsque je suis moi-même

J’ai ce qu’on appelle « le sommeil du juste ». J’ai une bonne fatigue, je m’endors dans les 5 min qui suivent mon heure de coucher, j’ai un sommeil profond, et je me réveille avec la sensation d’être en forme et d’avoir assez dormi. Même plus besoin de réveil, haha !

Et franchement, qu’est ce que ça fait du bien ! 😀

Bon il m’arrive parfois d’être tellement heureuse que j’ai du mal à éteindre mon cerveau et toute l’ébullition qu’il y a dedans pour pouvoir m’endormir, haha ! Mais ça ne m’empêche pas d’avoir un sommeil réparateur quand j’arrive enfin à m’endormir ! 🙂

Quatrième chose : Je n’ai plus de « mauvaises sensations » à l’intérieur

Lorsque je ne suis pas moi-même

J’ai une sorte de « boule au ventre », une angoisse constante qui blogue ma respiration. Plus elle est forte, moins j’arrive à respirer normalement (je le remarque surtout quand j’essaie de prendre une grande inspiration et que je sens un blocage).

Un cercle vicieux apparait assez rapidement : plus j’angoisse, moins j’arrive à respirer, donc plus j’angoisse, etc.

Et vous imaginez bien à quel point cela peut devenir handicapant dans certaines situations (si ce n’est pas dans toutes les situations en fait…)

Lorsque je suis moi-même

La boule au ventre disparait ! Je peux respirer parfaitement normalement. Plus rien ne me bloque, et ça m’apporte une paix intérieure je vous avoue, haha !

Je l’ai remarqué à la fin de ma quatrième séance de coaching (pour créer une entreprise 100% alignée avec moi-même) : j’ai éteint mon ordi, j’ai réfléchi à ce qu’on venait de dire lors de la séance, et j’ai remarqué que je n’avais plus aucune angoisse en moi. Que tout mon intérieur était en paix.

C’était une sensation incroyable, et je me suis jurée de tout faire pour la retrouver le plus de fois possible dans ma vie.

A quoi servent ces indicateurs ?

Chacun d’entre nous a ses propres indicateurs d’être soi-même. Il faut savoir les remarquer !

Ces indicateurs sont là pour nous montrer qu’il est possible d’être soi-même, et nous guider pour savoir retrouver cet état d’être soi-même.

Pour vous donner des exemples dans mon cas :

Quand je suis avec ma famille, je retrouve ces 4 indicateurs.

Quand je travaille sur mon Blog, je les retrouve également.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Être avec ma famille fait partie de mon « être soi-même ».

Travailler sur mon Blog fait partie de mon « être soi-même ».

Dans ces deux cas, je suis pleinement moi-même, et je sais maintenant qu’il suffit d’apporter régulièrement ces deux choses dans ma vie pour que je que je puisse être moi-même tout le temps !

Pour généraliser, mes indicateurs me permettent de découvrir ce qui me plait réellement, ce qui me correspond réellement, ce qui fait que je me sens moi-même !

Plus je suis à l’écoute de mes indicateurs, plus je peux savoir ce qui me rapprochera de moi-même, et ainsi mettre en place des choses dans ma vie pour être moi-même tout le temps ! 🙂

Si vous avez envie de mieux savoir ce qui fait que vous êtes vous-même, faites attention à vos indicateurs. Apprenez à les repérer pour pouvoir réajuster ce qu’il faut dans votre vie !

 

Du coup, quels sont vos indicateurs ? En avez-vous en commun avec moi ? 🙂

Partagez-les dans les commentaires ! 😉

Elsa Chamant Comprendre, Tous mes articles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.