« Je n’ai jamais su dire non » | Paroles d’une hypersensible émotionnelle

Elsa Chamant, 20 décembre 2021

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Je l’avoue. Je n’ai jamais su dire non. Pour plusieurs raisons qui sont liées et qui se sont logiquement enchainées :

La première raison : on m’a appris à être gentille, avec tout le monde, dans toutes les circonstances… même quand je n’en avais pas envie, même quand je ne voyais pas l’intérêt ou que je ne trouvais pas ça juste !

Deuxième raison : j’ai très vite cru qu’en étant gentille, j’allais être acceptée et aimée de tous ! Je me suis donc naturellement pliée aux désirs des autres.

Enfin la troisième raison : je suis hypersensible émotionnelle. Mes émotions montent vite et fort lorsque je fais face à des situations gênantes ou conflictuelles. Beaucoup plus facile de les éviter en disant oui tout le temps et ne contrarier personne. Ainsi j’évitais aussi le flot ingérable d’émotions en moi (enfin presque).

JE N’AI JAMAIS SU DIRE NON CAR ON M’A APPRIS A ETRE GENTILLE

Comment beaucoup d’enfant, je n’ai pas fait exception à la règle d’or de l’éducation (de l’époque) : « Sois gentille ».

Evidemment, apprendre à son enfant à faire preuve de gentillesse envers les autres fait partie du bon sens.

Mais comme pour tout, il faut des limites.

Car poser des limites est plus que nécessaire pour le bon équilibre d’une personne !

C’est cela qu’il m’a manqué dans mon éducation : je n’ai pas ressenti les limites que je devais poser à la gentillesse.

J’ai retenu qu’il fallait être gentille avec tout le monde, tout le temps.

Dans ma tête, ça donnait à peu près ça :

– Je devais être gentille avec mes parents, ben parce que ce sont mes parents et qu’ils le méritent rien que pour ça…

– Bien évidemment, je devais être gentille avec mes camarades, même s’ils sont méchants avec moi. Parce que « tu ne dois pas faire comme eux, sinon tu es comme eux ». Ok, mais ma frustration de me sentir persécutée et que justice n’est pas rendue, on en fait quoi ?

– Je devais également être gentille avec les plus âgés que moi, même s’ils avaient torts, ou s’ils m’énervaient en me taquinant… En gros je devais me laisser faire et ne pas les contredire parce qu’ils sont plus âgés que moi, donc ils ont raison. CQFD.

UN PROBLEME DE LIMITES

Aujourd’hui, je suis capable de voir qu’il y avait un sacré problème de limites : il n’y en avait pas.

Je devais être gentille tout le temps.

Ce qui revient à dire : me plier aux désirs, caprices, méchancetés des autres, sans broncher.

Je me souviens même avoir déjà entendu : « Ben c’est normal si elle est méchante avec toi, tu n’as pas été assez gentille ».

Bref, quoiqu’il arrivait, j’avais toujours tort.

C’était moi qui devais faire l’effort.

Et si ça ne se passait pas bien, c’est parce que je n’en avais pas assez fait et je devais me remettre en question.

Je te raconte pas toutes les frustrations accumulées, la tonne d’émotions que j’ai dû refouler pour être gentille avec tout le monde…

Ce n’est pas sain, ce n’est pas équilibré.

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POUR REEQUILIBRER LES CHOSES

Être gentille est une bonne chose, soyons clair.

Être trop ou tout le temps gentille, ne l’est certainement pas !

Une enfant n’est pas une poupée qu’on peut habiller et faire faire ce qu’on veut.

Et même si cela tient à cœur aux parents d’inculquer de bonnes valeurs, il ne s’agit pas de façonner l’enfant comme on voudrait qu’elle soit.

Mais de lui apprendre que dans la vie, des fois on est gentille, et des fois non.

Des fois on est d’accord, et des fois non.

Et le non est nécessaire pour poser les bonnes limites.

Respecter les limites de l’enfant est également nécessaire pour lui montrer le bon exemple.

JE N’AI JAMAIS SU DIRE NON CAR JE VOULAIS ETRE ACCEPTEE ET AIMEE

La deuxième raison pour laquelle je n’ai jamais su dire non, raison qui est liée avec la première, est que j’ai développé la croyance que j’obtiendrai l’amour et l’acceptation des autres si je me pliais à eux.

Bref, si je ne leur disais jamais non.

J’étais toujours d’accord !

Je changeais mes propres désirs et envies pour les autres.

J’étais juste motivée par le fait qu’il y ait un accord, peu importe le prix que ça me coutait.

Car ça me donnait l’impression que l’amour était là.

Quelle erreur inconsciente je faisais !

Car l’amour n’a rien à voir avec le fait d’être toujours en accord avec quelqu’un ou pas.

C’est très vite prouvé avec l’exemple de la famille : on n’est pas toujours d’accord, on se dispute de temps en temps, on boude, mais on n’arrête jamais de s’aimer.

Sinon prenons l’exemple du couple : ce n’est pas parce que chéri.e va te refuser quelque chose que tu vas arrêter de l’aimer, non ?

Tu vas sûrement être contrariée ou déçue, tu vas peut-être bouder, mais l’amour sera toujours là.

Mais ça je ne l’avais pas compris.

Alors je disais oui.

Et même quand je tentais un non, je finissais par dire oui après.

Incapable de poser les limites.

LE PRIX DE NE JAMAIS DIRE NON

Cela m’a coûté cher :

– Aucun respect envers moi-même : j’acceptais des choses que je ne voulais pas du tout.

– Très peu d’amour pour moi-même : je préférai sacrifier mes besoins plutôt que de risquer un refus.

– Une fatigue et une frustration énorme : à tout faire pour tout le monde, on en devient aigrie et épuisée.

– Des regrets : de ne pas avoir pu dire stop quand il était encore temps.

POUR REEQUILIBRER LES CHOSES

Il est important de comprendre que le désamour et le refus ne sont pas liés et ne le seront jamais.

Puis, renouer avec soi et ses émotions est nécessaire pour calmer les frustrations intérieures.

Car il te sera impossible de dire non, si tu ne sais pas ce que tu ressens, quels sont tes besoins et ce que tu veux vraiment !

Apprendre à se connaitre est la base de tout.

JE N’AI JAMAIS SU DIRE NON CAR MES EMOTIONS M’ENVAHISSENT TROP VITE ET TROP FORT

Enfin dernière raison, et non des moindres : mes émotions !

Etant hypersensible émotionnelle, les émotions prennent une énorme place dans mon quotidien.

Malheureusement, à l’époque de mon enfance (je parle comme si j’avais 80 ans haha), les émotions n’étaient pas vraiment très connues, et encore moins reconnues.

C’était simple : « les émotions, c’est pour les faibles ».

Voilà ce que j’ai retenu :

– Pleurer c’est pour les bébés.

– Être forte, c’est ne pas montrer ses émotions.

– On n’a pas le droit d’avoir des émotions fortes, c’est exagéré.

Autant te dire que mon hypersensibilité et moi on était servies !

Mais je n’ai su que très tard que j’étais hypersensible (vers 28 ans à peu près).

Et puis, enfant, je ne me posais pas la question de si c’était bien ou pas de refouler sa colère, sa tristesse (et même sa joie des fois).

DEVENIR UNE COCOTTE-MINUTE VIVANTE

Le problème c’est qu’à force de prendre sur soi, de refouler, d’avaler… on finit par :

– Exploser intérieurement et aussi extérieurement

– Ne pas réussir à gérer ses émotions

– Être hyper décalée entre le présent et les émotions vécues

Il m’est arrivé de littéralement péter un plomb pour un truc débile.

Tout le monde m’a regardé avec de grands yeux, ne comprenant pas ma réaction disproportionnée.

Et là t’as l’air conne parce que tu te rends bien compte que ta réaction est vraiment disproportionnée.

Ça c’est le résultat de plusieurs années de refoulement d’émotions.

Du coup, raison de plus pour ne pas aller à l’encontre des gens !

Dire toujours oui pour éviter le désaccord, puis potentiellement le conflit, puis les émotions qui débordent et qu’on n’arrive pas à gérer.

Le raisonnement était simple : pas de conflit = pas d’émotions compliquées.

Donc, on fait tout ce que tout le monde veut !

POUR REEQUILIBRER LES CHOSES

Bien évidemment, il faut rééquilibrer son rapport avec ses émotions avant d’espère pouvoir redire non à nouveau.

Apprendre à les connaitre, à les comprendre et à les accepter, pour pouvoir les vivre en harmonie et sérénité.

Car au final, les émotions sont les guides parfaits pour poser les limites, savoir ce qu’on veut vraiment, là où on doit mettre nos efforts.

Si je n’ai jamais su dire non c’est parce que je ne savais pas écouter mes émotions.

Renouer avec elles est possible à tout âge.

Pas de panique, cela s’apprend !

CONCLUSION/RESUME

Je n’ai jamais su dire non… Mais ça c’était avant !

Parce que depuis j’ai enfin appris à :

me débarrasser de fausses croyances comme être gentille = être aimée

renouer avec moi-même, avec mes limites, pour savoir qui je suis et ce que je veux vraiment

– comprendre et accepter mon hypersensibilité émotionnelle

Ce sont les clefs pour réussir à dire non !

N’hésite pas à me partager ton point de vue dans les commentaires.

Je te dis à la prochaine pour un nouvel article !

En attendant, prends soin de toi.

Crédit photo : Isaiah Rustad

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